Stéphane Vallance, 59 ans, est un ancien militaire passionné d’aviation et engagé pour la communauté française à l’étranger.
Après une carrière de 28 ans au sein de l’Aviation Légère de l’Armée de Terre et de l’OTAN aux Pays-Bas, il s’est installé au Luxembourg en 2014, où il occupe aujourd’hui le poste de Directeur Technique à la Direction de l’Aviation Civile Luxembourgeoise. Marié et grand-père de deux petites-filles, il allie vie professionnelle exigeante et engagements associatifs, notamment en tant que Président d’une association d’anciens combattants. Sportif dans l’âme (natation, course à pied, cyclisme), il est aussi un acteur politique actif, d’abord au sein d’En Marche, puis du parti « Horizons » depuis un an. Son engagement, motivé par un rejet des extrêmes et une volonté de servir les Français de l’étranger, s’articule autour de la défense des intérêts communautaires, de la fiscalité, de la scolarité et de la digitalisation — des enjeux qu’il aborde avec pragmatisme et bienveillance.
Bonjour, tout d’abord peux-tu nous en dire plus sur toi : où habites-tu et que fais-tu dans la vie ?
Bonjour, je m’appelle Stéphane Vallance, j’ai 59 ans, je suis marié et père de trois grands enfants et depuis peu, grand-père de deux petites-filles, ce qui est une source de joie immense. J’ai posé mes valises au Luxembourg en 2014, après une carrière militaire de 28 ans en France et à l’étranger. Aujourd’hui, j’occupe le poste de Directeur Technique à la Direction de l’Aviation Civile Luxembourgeoise. Mon parcours militaire m’a mené de l’Aviation Légère de l’Armée de Terre en France à un État-Major OTAN aux Pays-Bas, une expérience riche qui a façonné ma vision professionnelle et personnelle.
Quelles sont tes passions et engagements ?
L’aviation, sans surprise, reste une passion centrale dans ma vie, héritée de ma carrière militaire. Mais je suis aussi un grand amateur de sports collectifs, notamment le football et le rugby, qui incarnent pour moi des valeurs d’équipe et de dépassement.
Que fais-tu en dehors du travail ?
Mon temps libre est rythmée par les sorties entre amis, qui permettent de cultiver des liens précieux. Je suis également Président d’une association d’anciens combattants, un engagement qui me tient à cœur pour honorer la mémoire de ceux qui ont servi. Enfin, le sport occupe une place importante : natation, course à pied et cyclisme me permettent de rester actif et équilibré.
Peux-tu nous parler de ton parcours et de ce qui t’a motivé à t’engager pour les Français établis à l’étranger ?
Mon intérêt pour la politique a toujours été présent, mais il a dû attendre la fin de ma carrière militaire, l’engagement politique étant incompatible avec le statut de militaire en activité. L’émergence d’Emmanuel Macron et son projet ont marqué un tournant pour moi. Son approche, ainsi que mon rejet des extrêmes, ont été les moteurs de mon engagement. J’ai d’abord créé un comité En Marche au Luxembourg, puis j’ai pris la responsabilité du parti pour le pays. Aujourd’hui, je représente le parti « Horizons », fondé par Édouard Philippe, depuis environ un an. C’est une continuité naturelle pour moi, tant sur le plan des idées que des valeurs.
Le tissu associatif à l’étranger est particulièrement dense, quelle est ta vision pour soutenir et mettre en avant ces initiatives locales ?
Pour soutenir ces initiatives, la première étape est d’y adhérer et d’y participer activement. En tant que Conseiller des Français de l’Étranger (CFDE), je m’attache aussi à assurer leur viabilité financière. Dans ce cadre, j’examine avec attention les projets soumis au Soutien aux Tissus Associatifs des Français de l’Étranger (STAFE). Mon rôle est d’évaluer leur pertinence selon des critères précis et de leur apporter un soutien concret, afin qu’ils puissent s’épanouir et servir au mieux la communauté.
Que penses-tu de la représentation politique des Français établis hors de France ? Quel devrait être, selon toi, le rôle d’un conseiller des Français de l’étranger ?
Le rôle d’un CFDE est certes limité, mais cela s’explique par notre statut : nous n’avons pas d’influence directe sur les politiques du pays d’accueil. En revanche, notre proximité avec le consulat et l’ambassade nous permet d’agir efficacement pour nos compatriotes, que ce soit dans les domaines de la scolarité, du vivre-ensemble, de la fiscalité ou de la délivrance de documents administratifs. Sur ce dernier point, la mandature actuelle a fait des progrès notables en réduisant les délais, ce qui est une avancée concrète pour les Français de l’étranger.
Quels sont, selon toi, les principaux défis auxquels font face les Français vivant dans ta circonscription ?
Les défis sont relativement limités grâce à la proximité géographique avec la France. Cependant, certains Français installés au Luxembourg rencontrent des difficultés lors de leur retour en France, notamment sur le plan fiscal. Ces transitions peuvent être complexes et méritent une attention particulière.
Quelles différences fondamentales vois-tu entre le Luxembourg et la France ?
Comparer ces deux pays est un exercice délicat, tant ils diffèrent par leur taille, leur population et leur histoire. Une différence majeure réside dans la capacité du Luxembourg à accueillir les étrangers avec bienveillance, une qualité d’autant plus remarquable que le pays affiche un taux d’immigration très élevé.
À quelles choses positives penses-tu et dont la France devrait davantage s’inspirer ?
La digitalisation est un domaine où le Luxembourg excelle, et la France gagnerait à s’en inspirer. Bien sûr, la taille réduite du Grand-Duché facilite cette transition, mais les bénéfices en termes d’efficacité et de modernisation sont indéniables.
Quels sont les atouts du Luxembourg ?
Le Luxembourg se distingue par sa position centrale en Europe, sa dynamique économique, une population jeune et multilingue, et une ouverture culturelle qui en font un pays attractif et innovant.
Quels sont tes lieux favoris au Luxembourg ?
J’affectionne particulièrement la ville de Luxembourg pour son mélange d’histoire et de modernité, le Mullerthal pour ses paysages propices à la randonnée, et la région des châteaux, qui offre un voyage fascinant à travers le temps.
Comment imagines-tu ta vie dans le futur, au Luxembourg ou ailleurs ?
Pour être honnête, je ne me suis pas encore projeté à long terme. Mon engagement actuel et mes responsabilités professionnelles occupent une grande partie de mon énergie, et je prends les choses comme elles viennent.
D’ailleurs, que penses-tu de la situation politique actuellement en France ?
La situation politique en France me semble préoccupante, notamment avec la montée des extrêmes, qui s’accompagne malheureusement de dérives comme le racisme et la xénophobie. C’est d’ailleurs l’une des raisons qui ont motivé mon engagement politique : lutter contre ces tendances et promouvoir une vision plus inclusive et constructive de la société.
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