Résidente à Gilsdorf, salariée du Parlement européen et profondément attachée au lien social, Christelle Touko souhaite mettre son expérience de la vie à l’étranger au service des Français du Luxembourg. Entre famille, engagement associatif et sens du terrain, elle défend une représentation plus proche, plus concrète et plus utile.
Bonjour, tout d’abord peux-tu nous en dire plus sur toi : où habites-tu et que fais-tu dans la vie ?
Je suis Française, originaire de France, mais résidente au Luxembourg depuis plusieurs années, plus précisément à Gilsdorf. Je suis mariée et maman, et ma petite famille occupe une place essentielle dans ma vie. Sur le plan professionnel, je travaille comme gestionnaire des absences médicales au Parlement européen, un poste exigeant mais passionnant, exercé au cœur d’un environnement multiculturel et profondément européen.
Quelles sont tes passions et tes engagements ?
Je suis une personne dynamique, curieuse et profondément attachée au lien social. J’aime comprendre les autres, créer du lien, soutenir, organiser et fédérer. En dehors du travail, je consacre beaucoup de temps à ma famille, mais aussi à la vie locale et associative, qui est pour moi un pilier essentiel de la vie à l’étranger.
Que fais-tu en dehors du travail ?
En dehors du travail, je m’occupe de ma petite famille. C’est un équilibre très important pour moi, et cela me permet de garder les pieds sur terre tout en restant pleinement investie dans la vie quotidienne.
Peux-tu nous parler de ton parcours et de ce qui t’a motivé à t’engager pour les Français établis à l’étranger ?
Vivre hors de France transforme profondément notre regard sur la citoyenneté. On réalise à quel point les démarches, l’accès aux services, l’éducation, la santé, la fiscalité ou encore la mobilité peuvent devenir complexes. C’est précisément ce qui me donne envie de m’engager. Je veux être une voix utile, concrète et proche du terrain, pour défendre les intérêts des Français établis hors de France.
Le tissu associatif à l’étranger est particulièrement dense : quelle est ta vision pour soutenir et mettre en avant ces initiatives locales ?
À l’étranger, les associations jouent un rôle essentiel. Elles créent du lien, soutiennent les familles, accompagnent les nouveaux arrivants et organisent la solidarité. Ma vision est simple : mieux les soutenir, notamment en facilitant leurs démarches et leur accès aux ressources ; mettre en lumière leurs actions, car elles sont souvent discrètes mais indispensables ; et encourager la coopération entre associations, écoles, institutions et entreprises françaises.
Que penses-tu de la représentation politique des Français établis hors de France ? Quel devrait être selon toi le rôle d’un conseiller des Français de l’étranger ?
Depuis cinq ans, Frédéric Schauli, Corinne Lozé et Stéphane Vallance en ont fait la démonstration : les Conseillers des Français de l’étranger doivent incarner un maillon essentiel sur le terrain. Accessibles et disponibles, ils agissent comme des facilitateurs, capables d’orienter et d’accompagner chaque expatrié. À l’écoute des réalités locales, ils portent la voix des Français de l’étranger et œuvrent à la construction de solutions concrètes, en collaboration avec les consulats, les élus nationaux et les associations.
Quels sont, selon toi, les principaux défis auxquels font face les Français vivant dans ta circonscription ?
Les défis à relever sont nombreux, mais deux questions me semblent essentielles : la scolarité et le coût de l’éducation. Mon arrivée au Luxembourg a laissé un souvenir difficile, marqué par les complications rencontrées pour inscrire mes enfants dans le système scolaire français. À cela s’ajoutent les démarches administratives parfois complexes, la mobilité transfrontalière, la fiscalité, la retraite, ainsi que le maintien du lien culturel et linguistique avec la France.
Quelles différences fondamentales vois-tu entre le Luxembourg et la France ? À quelles choses positives penses-tu que la France devrait davantage s’inspirer ?
Le Luxembourg se distingue par une administration souvent plus fluide, une grande sécurité et une qualité de vie très appréciée. La France pourrait s’inspirer davantage de la simplicité administrative, de la valorisation du multilinguisme et de la proximité entre institutions et citoyens. Ce sont des éléments très concrets qui changent le quotidien.
Quels sont les atouts du Luxembourg ?
Le Luxembourg a de nombreux atouts : sa stabilité politique et économique, son ouverture internationale et son système social solide. C’est aussi un pays où la diversité fait partie de l’identité nationale, ce que montre très bien la richesse de son tissu associatif et culturel.
Quels sont tes lieux favoris au Luxembourg ?
J’aime particulièrement les promenades autour de Diekirch et d’Ettelbruck, les paysages de la région du Mullerthal, la vieille ville de Luxembourg, les bords de la Sûre, ainsi que les petits cafés et restaurants locaux où l’on retrouve une vraie convivialité.
Comment imagines-tu ta vie dans le futur, au Luxembourg ou ailleurs ?
Je me vois continuer à construire ma vie au Luxembourg, tout en restant profondément attachée à la France. Peut-être ailleurs un jour, mais toujours avec cette envie d’être utile, engagée et connectée aux autres.
D’ailleurs, que penses-tu de la situation politique actuellement en France ?
Je ressens un mélange d’inquiétude, d’espoir et de distance. Je souhaite une France plus apaisée, plus efficace et davantage tournée vers l’avenir.
Enfin, en tant que Française de l’étranger, comment fais-tu pour garder le lien avec la France ?
Je garde le lien avec la France en restant proche de ma famille et de mes amis, en participant aux événements français au Luxembourg, et en votant tout en restant engagée dans la vie citoyenne. Ce lien est essentiel, car il nourrit à la fois mon identité et mon engagement.
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