Français du Luxembourg

Vos candidats : Angélique Bartolini candidate n°4

Angélique Bartolini, incarne une énergie créative et engagée au cœur de Luxembourg-Ville. Après douze années d’entrepreneuriat à la tête de Bagatelle Shop, un concept store emblématique alliant commerce et convivialité, elle a su allier passion pour le design, l’art et la musique à un engagement concret pour la société. Aujourd’hui active dans le digital et la communication, elle est aussi conseillère communale à Luxembourg, où elle défend une vision pragmatique et humaine : renforcer le lien social, promouvoir l’égalité femmes-hommes, et faciliter la vie des Français expatriés. Son parcours atypique, marqué par la stylisme, l’entrepreneuriat et la philosophie, reflète une approche à la fois créative et ancrée dans le réel. À travers ses engagements, Angélique Bartolini porte une ambition claire : rendre les institutions plus accessibles, les associations plus visibles, et la société plus juste, tout en célébrant la richesse du Luxembourg, ce pays où elle a trouvé un équilibre entre dynamisme urbain et qualité de vie.

Bonjour, tout d’abord, peux-tu nous en dire plus sur toi : où habites-tu et que fais-tu dans la vie ?

Je vis à Luxembourg-Ville et je travaille dans le domaine du digital et de la communication. J’ai été entrepreneure pendant plus de 12 ans, en tant que fondatrice et dirigeante de Bagatelle Shop, jusqu’en 2024. J’y ai développé un concept store en collaboration avec le coffee shop Knopes pendant six ans. C’était un lieu de vie, d’échange et de création, qui m’a beaucoup apporté et qui reste une expérience très forte pour moi.

Cette aventure m’a permis de piloter des projets mêlant branding, expérience client, stratégie commerciale et management. Aujourd’hui, je suis également engagée localement en tant que conseillère communale à la Ville de Luxembourg.

Quelles sont tes passions et engagements ? Que fais-tu en dehors du travail ?

Je suis passionnée par la création au sens large : art, photographie, design, architecture, et profondément attachée à la musique. J’aime décrypter les tendances et raconter des histoires à travers l’image. Mon engagement est avant tout humain et concret. Je m’investis pour créer du lien, favoriser le vivre ensemble et défendre l’égalité entre les femmes et les hommes. Je suis particulièrement sensible aux injustices liées au droit familial, notamment dans les situations transfrontalières, où les déséquilibres peuvent être encore plus marqués lorsque les parents sont séparés.

Je porte aussi une attention forte à la place des femmes, qu’elles soient seules, avec ou sans enfants, à leur sécurité, à leur intégration et à leur reconnaissance. Plus largement, je m’engage contre les inégalités et le manque d’ouverture, en défendant une société plus juste, plus à l’écoute et plus respectueuse.

Enfin, je m’intéresse aux sujets liés à l’environnement et à la qualité de vie, qui sont essentiels dans notre quotidien.

Peux-tu nous parler de ton parcours et de ce qui t’a motivée à t’engager pour les Français établis à l’étranger ?

Mon parcours est atypique. J’ai d’abord été styliste pendant neuf ans, avant de devenir entrepreneure dans le retail pendant douze ans. Aujourd’hui, j’évolue dans la communication et le digital. En parallèle, je m’intéresse à la psychologie et à la philosophie, qui nourrissent ma compréhension des relations humaines et des enjeux de société.

Cette diversité m’a permis d’appréhender concrètement les réalités économiques, sociales et humaines, avec une vision à la fois créative et pragmatique.

Vivre à l’étranger a été un déclic. J’ai été confrontée directement aux complexités administratives, fiscales, ainsi qu’à des situations familiales parfois très délicates que rencontrent les Français expatriés.

C’est cette expérience vécue qui m’a donné envie de m’engager : pour être utile, apporter des solutions concrètes et mieux représenter ces réalités sur le terrain.

Aujourd’hui, en tant que conseillère communale à Luxembourg, engagée au sein du CSV, j’ai déjà une expérience concrète du terrain et du fonctionnement institutionnel. Dans cette continuité, j’ai choisi de m’engager aux côtés de Édouard Philippe, car je partage ses valeurs ainsi que celles du mouvement Horizons, avec une approche pragmatique et tournée vers des solutions concrètes. J’apprécie également particulièrement l’engagement et la vision de Pieyre-Alexandre Anglade, ce qui a renforcé ma motivation à rejoindre cette liste.

Le tissu associatif à l’étranger est particulièrement dense, quelle est ta vision pour soutenir et mettre en avant ces initiatives locales ?

Le tissu associatif est une vraie richesse, mais il manque souvent de visibilité et de coordination. Plutôt que de créer de nouvelles structures, il faut mieux connecter et renforcer ce qui existe déjà. Étant déjà engagée comme conseillère communale à la Ville de Luxembourg, je peux jouer un rôle de passerelle concrète et réactive pour faire remonter les problématiques du terrain et faciliter les échanges avec les institutions.

Ma vision est simple : valoriser les initiatives, leur donner davantage de visibilité et créer des liens concrets entre associations, institutions et citoyens. Le digital est un levier essentiel pour structurer l’information, faciliter l’accès et toucher un public plus large.

L’objectif est clair : rendre ces réseaux plus lisibles, plus accessibles et surtout plus efficaces sur le terrain.

Quels sont les principaux défis ?

Les principaux défis sont d’abord la complexité administrative, souvent difficile à comprendre et à gérer à distance, ainsi que le coût de la vie, particulièrement élevé au Luxembourg, notamment en matière de logement.

S’ajoutent à cela les situations familiales transfrontalières, parfois très complexes, avec des règles différentes selon les pays, qui peuvent créer des incompréhensions et des inégalités.

Enfin, il y a un réel manque de lisibilité des dispositifs existants : beaucoup d’informations sont disponibles, mais elles sont dispersées et peu accessibles, ce qui complique encore davantage les démarches du quotidien.

Quelles différences entre le Luxembourg et la France ? Le Luxembourg se distingue par sa réactivité, son pragmatisme et une certaine agilité dans la prise de décision. Les démarches y sont souvent plus simples, plus rapides et plus lisibles.

La France, à l’inverse, reste plus complexe et plus administrative, avec des procédures parfois lourdes et peu adaptées aux réalités du terrain.

La France pourrait s’inspirer du modèle luxembourgeois sur la simplification des démarches, la rapidité d’exécution et une approche plus concrète et orientée résultats.

Quels sont les atouts du Luxembourg ?

Le Luxembourg bénéficie d’un environnement international unique, qui favorise les échanges, la diversité et l’ouverture d’esprit. Il offre également une grande stabilité économique, un marché du travail dynamique et attractif. La qualité de vie y est élevée, avec un équilibre entre opportunités professionnelles, sécurité et cadre de vie. C’est un pays qui sait attirer des talents tout en restant à taille humaine, ce qui en fait un modèle intéressant.

Quels sont tes lieux favoris au Luxembourg ?

J’aime particulièrement Luxembourg-Ville pour son équilibre unique entre histoire et modernité. Le centre-ville est majestueux, et la présence de la nature, entre la Ville Haute et le Grund, rend le quotidien vraiment apaisant.

Étant membre des commissions urbanisme et environnement, je suis particulièrement sensible à la manière dont la ville articule développement urbain, respect de la nature et mobilité. L’ensemble est cohérent, bien pensé et crée un cadre de vie harmonieux.

Je suis aussi très attachée à mon quartier de Bonnevoie, pour sa diversité culturelle, son énergie et ses lieux d’échange. Les Rotondes, les concerts, les petits bars de quartier… il y a une vraie mixité et une convivialité qui créent du lien. C’est cette combinaison entre dynamisme urbain, richesse culturelle et cadre naturel qui rend la vie ici particulièrement agréable.

Comment imagines-tu ta vie dans le futur ?

Je me vois continuer à développer des projets à impact, à la fois ancrés localement et ouverts à une dimension internationale. Avec toujours la même ligne : créer du lien, porter des initiatives concrètes et m’engager sur des sujets qui ont du sens, que ce soit dans mon parcours professionnel ou dans mon engagement public.

Que penses-tu de la situation politique en France ?

On observe aujourd’hui une réelle perte de confiance, accompagnée d’un besoin fort de réponses concrètes. Il y a aussi un manque de cohérence dans l’action politique et une difficulté à construire des compromis. La culture politique reste encore peu tournée vers le dialogue et l’accord.

Les coalitions existent, mais elles sont souvent mal assumées et peu stabilisées. Pourtant, la question est centrale : des pays comme le Luxembourg ou l’Allemagne y parviennent, ce qui permet d’élargir l’écoute et de faire avancer les décisions de manière plus constructive.

Au Luxembourg, même en cas de désaccord, il existe une véritable culture du dialogue entre les acteurs politiques. C’est quelque chose qui me semble moins présent en France aujourd’hui, et qui mériterait d’être renforcé pour retrouver de la confiance et de l’efficacité.

Comment gardes-tu le lien avec la France ?

J’ai la chance d’avoir ma famille à seulement 25 minutes, donc la France reste évidemment mon pays, même si aujourd’hui je me sens pleinement chez moi au Luxembourg.

Je garde aussi un lien quotidien à travers les échanges, les médias et l’actualité que je suis régulièrement. En tant que conseillère, il est essentiel pour moi de rester informée de ce qui se passe en France.

Enfin, les déplacements et mon engagement me permettent de maintenir un lien concret et actif, au-delà du simple attachement personnel.

Autres choses à rajouter ?

Je suis une personne de terrain, avec une approche directe et pragmatique. J’aime aller au concret, comprendre les situations et trouver des solutions utiles.

Je privilégie l’écoute, le dialogue et l’efficacité, avec l’envie d’être réellement accessible et proche des Français que je représente. Mon objectif est simple : être utile, agir avec bon sens et faire avancer les choses de manière concrète.



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